Jai rencontré
Clovis Trouille (24 octobre 1889 24 septembre 1975), à
la Galerie « LÉtoile scellée »,
à la fin de 1952 et au groupe surréaliste dalors,
où il était lobjet dun engouement de la part
dAdonis Kyrou, de Mirabelle Dors et de Jacqueline Duprey, qui
disait : « Si Trouille métait conté,
jy prendrais un plaisir extrême ». (Maurice Rapin, extrait de la préface) C'est dans ce contexte qu'il faut situer le rapprochement entre les deux hommes, Trouille et Rapin refusant alors de suivre André Breton et quelques-uns de ses proches dans la reconnaissance de la peinture abstraite et notamment du « tachisme », qui modifia un temps, au début des années cinquante, le paysage de la peinture surréaliste. Contre ce qu'il qualifiait de défiance, Maurice Rapin réaffirma la valeur de la figuration dans son aspect subversif et critique, tenant l'uvre de Clovis Trouille, comme celle d'Alfred Courmes d'ailleurs, deux peintres trop peu connus encore, ou celle de René Magritte avec qui Maurice Rapin échangea de 1955 à 1958 une longue correspondance, comme exemplaires. (Xavier Canonne, extrait de l'avant-propos) |
Et jai
fait mienne ladmirable phrase de Cézanne : « Quand
la couleur est à sa richesse, la forme est à sa plénitude. »
Cest donc la couleur qui commande. Ce que ne comprend pas un Marcel
Jean qui nest pas rétinien. Il ne voit dans un tableau
que ce que le sujet propose, alors que ce nest quun prétexte
que lon a toute licence en art pour peindre nimporte quoi,
à condition que cela soit peint. Le peintre selon moi, manque
à sa mission sil ne cherche pas à concilier la sensation
coloristique avec la poésie dun sujet choisi. Il faut sacrifier
son existence au message que lon veut laisser de soi. Impossible
dêtre indépendant si lon veut vivre de son
art, car le métier qui nous fait vivre étant fastidieux
par lui-même, lart que lon ferait ainsi par métier,
le serait de même. (Clovis Trouille)
Maurice
Rapin, Speculum scrutinium,
Clovis
Trouille,Courtisane arabe,
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