Photo : Marcel Mariën et Christian Bussy


En 1970, pour la préparation de son Anthologie du surréalisme en Belgique, Christian Bussy, journaliste et réalisateur à la Radio Télévision Belge, eut la (bonne) idée d'enregistrer les réponses de Marcel Mariën à quelques-unes de ses questions sur l'histoire du mouvement surréaliste en Belgique.
Un document ? Surtout une réflexion : Mariën pense à haute voix et s'interroge, tout autant qu'il est interrogé, très particulièrement sur la personnalité du plus secret et du plus décisif de tous les surréalistes belges, Paul Nougé.

(Dominique Rabourdin, Infosurr, février / mars 1998)


Une des formes de cette action, sa découverte importante, la plus importante de toutes, et sur laquelle Nougé n'a jamais desserré les lèvres, c'était l'introduction de l'imagination dans la vie de tous les jours, la vie de tous les jours étant bien ce qu'elle est, avec son cortège de médiocrité et de petites choses mesquines, sans importance, et futiles. Il s'agissait d'utiliser ce que peu de gens sont capables d'utiliser de façon purement désintéressée : le mensonge.

(Marcel Mariën)