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Celle-ci paraît trois mois plus tard, en mars 1948, sous une couverture bariolée comme un étendard, six bandes colorées de rouge, de bleu et de jaune, annoncée par une livraison sous semblable couverture renfermant, outre les formulaires dabonnement ou de souscription, un texte de Christian Dotremont intitulé " La revue la plus vivante du monde ". Il y déplore la spécialisation à outrance des revues du moment comme la division du savoir, saffirme " matérialiste-dialectique " et reprend à divers endroits le terme " expérimentation " : " Nous concevons en deux temps lactivité expérimentale : la plus grande liberté de lesprit administrée par la cruelle vigilante critique ", rejetant de nouveau la séparation entre le surréalisme et la révolution : " Quelques dilettantes voudraient bien que nous tranchions si nous sommes surréalistes-révolutionnaires ou surréalistes-révolutionnaires. Nous répondons par notre vie dont notre revue. Elle témoigne de la fausseté du grand séparatisme. Il y a deux plans, sans doute, mais un groupe les assimile sans peine. Il suffit dêtre quelques-uns et dêtre honnêtes. (Xavier
Canonne, extrait de la préface) |
Surréalistes-Révolutionnaires,
nous sommes d'abord unitaires dans ce sens-là, et notre revue nous
sera fidèle. Quelques dilettantes voudraient bien que nous tranchions si nous sommes surréalistes-révolutionnaires ou surréalistes-révolutionnaires. Nous répondons par notre vie -dont notre revue. Elle témoigne de la fausseté du grand séparatisme. Il y a deux plans, sans doute, mais un groupe les assimile sans peine. Il suffit d'être quelques-uns et d'être honnêtes. Nous n'avons qu'une parole.
(Christian Dotremont) |