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Sous
l'épaule du ciel, (François
Muir,
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Le
champ, (François
Muir, |
Nous sommes au dehors. Il n'y a personne. Proche, on entend une eau qui s'écoule. Notre attention est captée par l'état de vacuité qui semble ici inhérent à toute chose. Depuis longtemps, nous avons abdiqué. Nous nous sommes assis sur la pierre tandis que le jour était semblable à la nuit. Ensuite, nous nous sommes tu, non sans avoir prononcé une ultime salutation en mémoire de la lumière. (François
Muir, |
Mettant lui aussi la plume sur les tensions de lêtre, François Muir, mort désormais, se rappelle à nous avec le deuxième volume de La tentation du visage. Entre neige et sang, ses poèmes tiennent serrées les extrémités de vivre. Dans " le prisme vacillant des jours ", il savait surprendre " linaudible soliloque de lêtre ". Ce poète mérite quon revienne écouter la force de ses rires et la sincérité de ses étourdissements. (Pascale
Haubruge, |