
Le
plus étonnant dans ce livre est que les désirs les plus
inconscients se matérialisent, le rêve n'existe plus, mais
la faute reste omniprésente.
L'onirisme et la magie affleurent pour mieux laisser en suspens le texte,
suggérer et prolonger l'imaginaire en stimulant par catharsis celui
du lecteur.
(Romaric
Georgin, Le Monde, vendredi 29 août 1999)
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Je ne sais pas, je ne saurai
sans doute jamais qui écrivit ces pages - tout comme jignore
qui, au fond de moi, les lut jadis. Je veux dire quelles ne nous
appartiennent pas, à leur auteur ni à moi, parce quelles
sont à tous, cest-à-dire à personne. Lui autrefois,
moi aujourdhui, navons su trancher quant au sort quelles
méritaient. Elles sont, elles ont été. Un homme un
jour les écrivit, refusa de les signer, les publia pourtant. Un
autre les découvrit, pensant les lire tandis quil les écrivait
à son tour, sans le savoir. Et cet acte aura de nouveau lieu, longtemps.
Ceux qui laccompliront croiront aussi être dépositaires
de leur sens - jusquà ce quelles retournent enfin au
néant sans néant qui est le leur. Alors lhistoire
nous reviendra.
(Yves di Manno)
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